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Compte pénibilité : Gattaz persiste et signe sur une loi inapplicable

Compte pénibilité : Gattaz persiste et signe sur une loi inapplicableCompte pénibilité : Gattaz persiste et signe sur une loi "inapplicable"

Comme le Premier ministre l’avait promis mercredi, les deux hommes ont abordé la question lors de leur entretien à Matignon, programmé dans le cadre de nouveaux amendements au projet de loi travail.

"La pénibilité, c’est une loi qu’on ne sait pas appliquer. Ce n’est pas qu’on veut pas, c’est qu’on ne sait pas faire. Je lui ai dit :+écoutez on a un problème+", a expliqué M. Gattaz aux journalistes sur le perron de Matignon.

Le compte pénibilité, issu de la réforme des retraites de 2013, permet aux salariés du privé ayant exercé des tâches pénibles, de cumuler des points afin de partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel.

Six nouveaux critères de pénibilité, portant le total à dix, s’appliquent à compter de vendredi.

"Ce qu’il faut faire c’est se mettre autour d’une table pour rendre applicablecette loi, supposée s’appliquer dès le 1er juillet. On ne sait pas faire, les chefs d’entreprise ne savent pas faire, cette loi a été faite dans un bureau", a dénoncé M. Gattaz.

"On a essayé d’appliquer, on a essayé de créer ces référentiels, on ne sait pas, c’est trop compliqué (...) Ça fait des semaines et des mois qu’on prévient", a-t-il plaidé, alors que l’exécutif a fait feu sur ses propos et questionné la bonne foi du patronat.

"Je n’ai pas appelé à la désobéissance, je n’ai pas demandé à ce qu’on désobéisse, j’ai dit qu’on ne savait pas faire", a nuancé le patron des patrons.

Manuel Valls ne lui a "rien répondu" et l’a seulement "écouté gentiment", selon le président du Medef.

Dans les faits, les entreprises n’auront à faire leurs déclarations que début 2017 et pourront les modifier jusqu’en septembre 2017,voire 2019 si la modification joue en faveur du salarié.