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El Khomri dans un rapport de force politique avec les branches anti-compte pénibilité

El Khomri dans un rapport de force politique avec les branches anti-compte pénibilitéEl Khomri dans un "rapport de force politique" avec les branches anti-compte pénibilité

Le compte personnel de prévention de la pénibilité permet aux salariés du privé exposés à au moins un facteur de pénibilité, parmi dix prévus par la loi, de cumuler des points afin de partir plus tôt àla retraite, se former ou travailler à temps partiel. Les six derniers critères sont entrés en vigueur le 1er juillet, mais les premières déclarations devront être faites en 2017.

Mais un mois avant cette échéance, "il y a, dans certaines branches professionnelles, à la demande de certaines organisations patronales, de la rétention pour que les référentiels ne sortent pas", a déclaré Mme El Khomri, qui répondait à Guénhaël Huet, député Les Républicains de la Manche, lors des questions au gouvernement.

Ces "référentiels", qui doivent être rédigés dans chaque branche, sont des modes d’emploi cartographiant les postes exposés, pour aider les entreprises à appliquer le compte pénibilité.

"Je vous le dis ici très clairement : nous sommes dans un rapport de force politique vis-à-vis de ces branches où les référentiels sont prêts", a poursuivi la ministre, estimant que "ce sont les chefs d’entreprises" qui feront les frais de l’obstruction de certaines branches, qu’elle n’a pas citées.

Myriam El Khomri a, par ailleurs, indiqué avoir signé "la semaine dernière" avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine "quatre arrêtés d’homologation" de référentiels de branches regroupant "près de 265.000 salariés". Il s’agit des poissonniers et écaillers, des machinistes agricoles, du commerce de gros et international, et du négoce de bois et des matériaux de construction.

Auparavant, lafédération nationale des boissons avait déjà fait valider un référentiel.

La ministre avait déjà dénoncé début octobre des "pressions" patronales pour ralentir l’application du compte pénibilité, dans l’espoir qu’il serait abrogé après la présidentielle de 2017 en cas de victoire de la droite.