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Electricité coupée dans les Pyrénées-Orientales : actes de malveillance, selon Enedis

Electricité coupée dans les Pyrénées-Orientales : "actes de malveillance", selon Enedis

"Il s’agit bien d’actes de malveillance", aindiqué Ludivine Seyeux, responsable de la communication à la direction régionale Languedoc-Roussillon d’Enedis, précisant que le gestionnaire allait porter plainte, "comme nous le faisons systématiquement" dans ce cas.

Une double plainte pour dégradations de compteurs Linky et coupures d’électricité a été déposée par Enedis à Perpignan, selon le parquet de la ville. Il s’agit à ce jour de la première et seule plainte de ce type déposée à Perpignan à la suite des coupures. Une enquête préliminaire va être ouverte.

Selon Enedis, au pic des coupures, 4.200 foyers ont notamment été privés d’électricité à Perpignan, notamment le centre-ville, 7.300 à Argelès, tandis que 4.300 étaient touchés à Narbonne, dans l’Aude.

A la mi-journée, l’alimentation avait été rétablie à 90%, a ajouté Mme Seyeux. Elle a dénoncé des actions"mettant en danger la sécurité des personnes et des biens", les coupures ayant notamment affecté des écoles.

Ces nouvelles coupures ont fait réagir plusieurs candidats aux prochaines municipales dans la cité catalane.

"Le droit de grève est un droit garanti constitutionnellement mais que nos commerces et nos entreprises soient pris en otages par des coupures d’électricité volontaires et malveillantes est inacceptable en cette période de fêtes de fin d’année cruciale pour notre économie", a souligné sur Twitter Romain Grau, qui mène la liste En Marche et estdéputé LREM des Pyrénées-Orientales.

Pour Louis Aliot député et candidat soutenu par le RN, "la CGT doit cesser ses actions inutiles qui nuisent à tous et à leurs revendications. Plusieurs milliers de Perpignanais se réveillent encore ce matin sans électricité après laprécédente journée de mobilisation contre la réforme des retraites".

Le centre-ville de Perpignan, dont la préfecture et l’important marché de fruits et légumes Saint-Charles, avait déjà été la cible le 10 décembre d’une coupure revendiquée par la CGT qui entend ainsi protester contre le projet de réforme des retraites. La mairie, des banques et environ 5.000 foyers en avaient aussi été victimes.

Mercredi, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a condamné "très fermement" les coupures d’électricité revendiquées par la CGT et qui ont, en début de semaine, brièvement privé de courant des dizaines de milliers de foyers en Gironde, à Lyon, Nantes ou Orléans, selon le gestionnaire du réseau RTE.

La ministre a demandé "aux dirigeants de RTE et d’Enedis de déposer plainte systématiquement".