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La Cour des comptes épingle la gestion calamiteuse du financement des retraites

Pour tenter de sauver notre système de retraite, les mesures prises pour augmenter son financement doivent être à effet immédiat. Les réformettes envisagées jusqu’à maintenant dans le cadre de la réforme 2013 ne seront donc que des demi-mesures, vouées à l’échec, avant une nième nouvelle réforme.

Déficits des comptes sociaux : la Cour des comptes souligne le poids des retraitesDéficits des comptes sociaux : la Cour des comptes souligne le poids des retraites

La Cour des comptes met en garde jeudi, dans un rapport, contre le poids du déficit des retraites dans les comptes sociaux, et demande des "mesures à effet immédiat".

Pour résorber la dette sociale au plus tard en 2025, la Cour demande "des mesures de rééquilibrages à effet immédiat d’un impact au moins égal à 20 milliards sur le solde annuel du régime général (de la Sécurité sociale, NDLR) à l’horizon 2017".

Cela représente "de nouveaux efforts cumulés de 5 milliards par an pendant 4 ans", et doit concerner en particulier les branches vieillesse et maladie de la Sécurité sociale, selon le rapport sur les Finances publiques qui appelle à des efforts plus importants que ceux annoncés par le gouvernement.

En plus des efforts immédiats, la Cour "suppose que soient mises en oeuvre des réformes infléchissant durablement l’évolution tendancielle des dépenses, en particulier des branches maladie et vieillesse", poursuit le document, sans évoquer explicitement la réforme des retraites prévue pour la fin de l’année.

S’agissant des retraites, la Cour évalue, si rien n’est fait, un déficit atteignant 1,6% du PIB en 2030. Mais ce déficit pourrait se creuser à 2,3% du PIB avec une croissance moindre de 0,25% de la masse salariale, selon le rapport qui met en évidence la grande "sensibilité" des soldes sociaux à toute dégradation économique.

Dans ses calculs, la Cour ne retient pas le même périmètre et se fonde sur des hypothèses économiques plus pessimistes que le gouvernement.