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Les préretraites d’entreprise, vitrines éthiques des plans sociaux

Les préretraites d’entreprise, vitrines éthiques des plans sociauxLes préretraites d’entreprise, "vitrines éthiques" des plans sociaux

Financées en totalité par les entreprises, les préretraites "maison" permettent le départ anticipé de salariés seniors n’ayant pas encore atteint leurs droits pleins à la retraite.

La taxation introduite en 2003 et l’encouragement des gouvernements successifs à augmenter la durée de travail des seniors n’a pas tué les préretraites d’entreprises. Nombre d’employeurs continuent d’y recourir. Toutefois, ses "usages" ont évolué.

"La résorption des sureffectifs générés par la crise économique et les restructurations sont devenues aujourd’hui le principal motif de recours à la préretraite d’entreprise", selon les témoignages recueillis par les auteurs de cette étude portant sur une vingtaine d’entreprises.

Dans les plans de sauvegarde de l’emploi , la préretraite "permet généralement de créer un minimum de consensus dans des négociations souvent tendues", notent-ils après avoir interrogéune centaine de personnes (dirigeants, représentants syndicaux, cabinets de conseil).

Dans les grands groupes, ces mesures permettent de se séparer "en douceur" des seniors et "constituent la +vitrine éthique+ des PSE, au travers de laquelle l’entreprise espère améliorer son image souvent dégradée par la réduction des effectifs", relèvent les auteurs de l’enquête.

Elles sont également une "réponse à la pénibilité de certains métiers", notamment pour les grandes entreprises industrielles où la préretraite fait partie de la "culture de l’entreprise" depuisplusieurs dizaines d’années.

Son utilisation comme "outil de gestion de la pyramide des âges, prédominant dans les années 1970-1980, a quasiment disparu", note l’étude.