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Maison de retraite fermée dans le Rhône : disproportionné, selon le groupe DomusVi

Maison de retraite fermée dans le Rhône : disproportionné, selon le groupe DomusViMaison de retraite fermée dans le Rhône : "disproportionné", selon le groupe DomusVi

"Nous prenons complètement acte des dysfonctionnements identifiés", mais "il y a une disproportion entre ce qui a été constaté et ce qui a été décidé", a déclaré à l’AFP Jean-François Vitoux, président du directoire.

"On gère 204 maisons de retraite dans ce pays. DomusVi ça a plus de trente ans et c’est la première fois que quelque chosecomme ça arrive", a-t-il ajouté.

L’ARS a qualifié mercredi sa décision d’"exceptionnelle", tandis que la ministre déléguée aux Personnes âgées Michèle Delaunay se disait "très en colère".

L’Ehpad deBessenay accueille une soixantaine de pensionnaires, qui doivent être relogés d’ici le 2 octobre.

Le dirigeant reconnaît des "problèmes de management" à la tête de la résidence, dont la directrice a connu "de graves difficultés personnelles" en 2013, ainsi que des manoeuvres de "déstabilisation" de certains salariés anciens ou actuels, pour lesquelles le groupe a porté plainte. Une nouvelle directrice arrive lundi, a indiqué M. Vitoux.

Il admet moins, en revanche, les autres griefs de l’ARS qui reproche à l’établissement : des effectifs insuffisants - "c’estjuridiquement, techniquement et financièrement faux" - et un turnover trop important, avec un taux de 45%.

"Il suffit d’aller sur le site de l’ARS Rhône-Alpes pour voir des statistiques qui disent que sur l’ensemble du territoire, 31% des postes d’aide-soignants diplômés sont pourvus par des CDD ou des intérims", a relevé le président de DomusVi, balayant aussi le manque de qualification.

Pour M. Vitoux, cette décision de fermeture, "excessive", procède aussi de "l’historique de l’établissement" qui avait déjà connu des inspections de l’ARS en 2005, 2007 et 2009, avant celle d’août qui a déclenché sa fermeture.

DomusVi assure avoir agi depuis pour redresser la situation.

"En décembre 2012, la convention tripartite sans laquelle l’établissement ne peut pas fonctionner, a été resignée avec l’ARS et le conseil général, avec descommentaires plutôt positifs sur l’évolution en cours", a fait valoir M. Vitoux, admettant "une rechute" en 2013 due à une "carence de management".

Mais la grande majorité des familles de résidents sont satisfaites de l’endroit, souligne, étude Ipsos à l’appui, la direction, en démentant tout problème de légionellose et toute surmortalité. Elle compte rouvrir la structure "le plus vite possible".