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Réforme des retraites : le gouvernement met en ligne un premier simulateur

Réforme des retraites : le gouvernement met en ligne un premier "simulateur"

"Suis-je concerné par la réforme ?" : pour le savoir, quelques clics suffisent à partir du site internet suisjeconcerne.info-retraite.fr.

En fonction de la catégorie professionnelle, de l’année de naissance et, le cas échéant, du droit à un départ anticipé avant 62 ans, on est vite fixé sur son sort.

Pour les retraités actuels et ceux qui les rejoindront avant 2037, la réponse est simple : "Vous n’êtes pas concerné par le futur système universel" et votre pension reste "intégralement calculée selon les règles du système actuel".

Idem pour les jeunes nés après 2003, qui cotiseront "à partir de 2022 dans le système universel" où "chaqueheure travaillée permettra d’acquérir des points" qui seront "le moment venu, transformés en montant de retraite".

Le résultat est moins prévisible pour les générations 1975 à 2003 : certains actifs ne seront "pas concernés", d’autres vont "entrer dans le système universel au 1erjanvier 2025", avec une pension "en partie calculée selon les règles actuelles pour toute la carrière passée" avant cette date, puis "en fonction des règles" du futur régime par points pour le reste de leur vie active.

Ce questionnaire rudimentaire n’est que la première "brique" du"simulateur" que "le gouvernement est en train de bâtir étape par étape, parallèlement à l’élaboration du projet de loi", explique le secrétariat d’État aux Retraites dans un communiqué, assurant qu’un outil "individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible courant 2020".

Par ailleurs, une trentaine de "cas types" de fonctionnaires, d’enseignants et de salariés du privé des générations 1980 et 1990 font l’objet de fiches précisant, pour chaque profil, le montant de la pension "dans le système actuel" et "dans le système universel" pour un départ à 62, 64, 65 ou 67 ans.

Le nombre de "cas types" sera porté à 150 d’ici à la présentation du projet de loi en conseil des ministres, le 22 janvier, puis "rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles, voire davantage".