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Retraites : A Monaco aussi, les retraites sont revues à la baisse

Défense des retraites à Monaco : mouvement de grève mercredi :Défense des retraites à Monaco : mouvement de grève mercredi :

Fin juin, entre 1.000 et 1.500 salariésdu privé avaient bruyamment manifesté dans les rues de Monaco pour défendre leur système de [a[retraites]a]. Les manifestants étaient essentiellement des travailleurs transfrontaliers français, qui font doubler chaque jour la population de la principauté monégasque.

Cette fois, l’Uniondes syndicats de Monaco appelle à débrayer et à se masser mercredi à 14H00 devant le siège des caisses sociales.

La réforme est destinée à préserver le régime des retraites jusqu’en 2050. Elle prévoit une augmentation des cotisations patronales et salariales, ainsi qu’une modification de la méthode d’attribution des points de retraite (qui seront plus difficiles à obtenir, ndlr).

De son côté, le Conseil national a négocié le texte de la réforme avec le gouvernement pour parvenir à un consensus avant le vote parlementaire du 26 septembre.

Pour Jean-François Robillon, président du Conseil national, "il faut protéger les gens à faibles revenus", mais il faut aussi "faire perdurer un système des retraites qui marche bien en principauté".

Des études "très complexes montrent une évolution inquiétante", mettant en péril le système, a-t-il insisté.

Pour autant, face à un certain manque de visibilité, les élus monégasques ont négocié une clause de revoyure pour cette réforme. Le texte, qui sera rapporté mardi devant la commission des Affaires sociales, devrait prévoir une clause de sept ans au maximum.

Le Conseil national a également obtenu le principe d’une retraite minimale pour les "très petits" salaires.

Malgré ces avancées, l’USM dénonce "des dispositions particulièrement pénalisantes pour les travailleurs". Selon elle, "les mesures envisagées auraient pour effetde réduire d’environ 20% les pensions des salariés qui entreraient en activité en 2013".

"Prétextant une hypothétique faillite du système en 2050, alors que les finances n’ont jamais été dans le rouge, le gouvernement d’Albert II s’apprête donc à demander au Parlement monégasque de consacrer un recul social d’envergure", regrette encore l’USM.

Après être passé en commission mardi, le texte sera transmis au gouvernement qui pourra y ajouter d’éventuels amendements, avant le vote au Conseil national le 26 septembre.