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Retraites : ça va mieux ! Du moins au niveau des projections financières, par rapport à 2015

Retraites : les projections financières s’améliorent par rapport à 2015 (rapport)Retraites : les projections financières s’améliorent par rapport à 2015 (rapport)

Le COR se réunit mercredi pour adopter son rapport annuel sur les évolutions et perspectives des retraites en France, une mission que lui a confiée la dernière réforme des retraites de 2014.

Selon lui, à l’horizon de 2020, "le solde financier du système de retraite" s’établirait à -0,2% du PIB, soit environ 4 milliards, contre 0,4% prévus dans son rapport 2015.

Outre l’accord adopté par les partenaires sociaux sur les retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé), ses simulations intègrent désormais les nouvelles prévisions économiques et privilégient un taux de chômage stabilisé à 7% d’ici à une dizaine d’années, jugé plus réaliste qu’un retour à 4,5%.

Selon ce scénario,et avec une croissance minimum d’1,5% des revenus d’activité, le système de retraite pourrait revenir à l’équilibre dès le milieu des années 2020, et "dégager des excédents à plus long terme".

En dessous de ce taux, il "resterait durablement en besoin de financement".

Al’horizon de 25 ans (de 2016 à 2040 inclus) et avec une croissance d’1,5%, "le système de retraite apparaît en moyenne en léger besoin de financement (- 0,1 point du PIB des 25 prochaines années), malgré le retour à l’équilibre au tout début des années 2030 - les déficits accumulés au cours des quinze premières années de projection n’étant pas entièrement couverts par les excédents des dix années suivantes".

Le solde financier serait en moyenne en excédent dans les scénarios avec 1,8 % et 2 % de croissance.

De manière générale, le COR constate la forte dépendance du système de retraite à la croissance, plus qu’au chômage. Ainsi en 2060 sa situation financière "serait nettement meilleure avec un taux de chômage de 10 % mais des revenus d’activité croissant de 2 % par an qu’avec un taux de chômage de 4,5 % mais une croissance des revenusd’activité de 1,5 % par an".