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Retraites : le gouvernement de nouveau invité à sortir des déficits

Retraites : le gouvernement de nouveau invité à sortir des déficits

Face à "une nette dégradation" des comptes à court terme et un sous-financement persistant "pour une période plus ou moins longue", le comité "maintient" sa recommandation de 2017, quand il avait invité le gouvernement à "ramener le système sur une trajectoire d’équilibre", explique-t-il dans son avis.

Ce comité de cinq experts est chargé de vérifier chaque année que le système respecte les trois objectifs assignés par la loi , sur la base des projections du Conseil d’orientation des retraites (COR) publiées en juin.

Or, selon le COR, "le solde global du système" pourrait atteindre "-0,4% du PIB à horizon 2022", soit un déficit d’environ 10 milliards d’euros à la fin du quinquennat.

Une dégradation liée au ralentissement économique, qui se traduit par "une moindre progression de la masse salariale", mais aussi à "la fin progressive du relèvement de l’âge légal d’ouverture des droits", passé ces dernières années de 60 à 62 ans.

A moins d’une semaine des annonces du haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, pour créer un "système universel" remplaçant les 42 régimes existants, le comité constate que la situation financière "incite à cumuler mesures de rééquilibrage et remise à plat du système, au risque que les premières ne fragilisent le soutien de la seconde".

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement réfléchissait à des moyens d’inciter les Français à "travailler plus longtemps" dès 2020 pour réaliser des économies : augmentation de la durée de cotisation, décote plus forte pour les départs avant l’âge du taux plein ou encore "âge d’équilibre" au-delà de 62 ans faisaient partie des pistes envisagées pour le prochain budget de la Sécu.

Le journal Les Echos affirme que l’exécutif a choisi d’y renoncer "à court terme", misant sur un retour à l’équilibre d’ici à 2025, "date de bascule dans le régime universel par points".

Pour le comité, "même dans un contexte financier qui aurait été totalement assaini, un changement d’aussi grande ampleur est nécessairement très complexe à mettre en oeuvre". Sa réussite passera par "la clarté des messages", prévient-il.