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Retraites : le Medef campe sur sa position, rejette hausse de cotisations ou de CSG

Retraites : le Medef campe sur sa position, rejette hausse de cotisations ou de CSGRetraites : le Medef campe sur sa position, rejette hausse de cotisations ou de CSG

A quelques jours d’une ultime session de rencontres lundi des partenaires sociaux avec le Premier ministre à Matignon, le message que le Medef délivrera à Jean-Marc Ayrault est clair : "taxer n’est pas réformer". "Il faut faire des réformes structurelles profondes en France, y compris pour laretraite", a résumé Pierre Gattaz sur France Info, estimant que "les deux rendez-vous de la rentrée", les retraites et le budget, doivent être "réglés sans augmenter du tout les impôts".

Pour le dossier spécifique des retraites, "ce serait une très mauvaise idée d’utiliser les impôts, la CSG, d’augmenter les cotisations sociales ou patronales car on réduirait la compétitivité de nos entreprises", a déclaré le patron du Medef. Il préconise d’augmenter "un peu durée des cotisations de 41 à 43 annuités" et d’"augmenter l’âge légal de 62 à 63 à l’horizon 2020".

En juillet, le Medef avait indiqué dans un document remis au gouvernement qu’il accepterait une hausse de 0,1 point des cotisations vieillesse pour les plus hauts salaires, à condition que les cotisations famille des entreprises soient transférées sur la TVA ou la CSG.

Quant àla question de la pénibilité, que certains syndicats veulent voir intégrée à la réforme des retraites, Pierre Gattaz a exclu qu’elle puisse faire partie de la réforme. "On ne peut pas régler le problème de la pénibilité par les retraites, c’est un problème de prévention, pas un problème curatif".

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault doit rencontrer lundi et mardi les partenaires sociaux pour dévoiler les grandes lignes de son projet de réforme, qui doit être présenté en Conseil des ministres le 18 septembre.