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Retraites : les partenaires sociaux aux abonnés absents pour la Commission Européenne

Retraites : la Commission priée de mentionner le rôle des partenaires sociauxRetraites : la Commission priée de mentionner le rôle des partenaires sociaux

La France a "clairement" expliqué à la Commission qu’elle considérait qu’il appartenait aux partenaires sociaux de définir "les moyens" de la réforme des retraites, souhaitant que leur rôle soit explicitement mentionné dans les recommandations de Bruxelles, a-t-on précisé de même source.

"Sur le point le plus emblématique, l’âge légal de départ à la retraite, nous demandons qu’il soit retiré des exemples qu’avait souhaité mentionner la Commission", a-t-on ajouté.

La Commission doit soumettre au sommet des Vingt-Sept qui se réunira jeudi et vendredi à Bruxelles ses recommandations économiques annuelles, pays par pays.

Fin mai, elle avait exigé de la France qu’elle engage "dès cette année" sa réforme des retraites, en échange d’un délai supplémentaire de deux ans pour ramener les déficits publics dans les clous. François Hollande avait répliqué vertement, déclarant que la Commission n’avait "pas à dicter" à la France ce qu’elle avait "à faire".

D’une manière générale, a-t-on précisé mardi dans l’entourage du président français, Paris souhaite une "répartition des rôles plus claire" entre Bruxelles et les Etats membres, la Commission devant veiller à la "coordination" des politiques économiques tandis qu’il appartiendrait aux États, Parlements nationaux ou partenaires sociaux de définir les "moyens".

Il en va, estime-t-on à Paris, de la "légitimité" des réformes engagées par les Etats membres et, en l’espèce, de celle des retraites car "le pire ce serait de considérer que c’est la Commission européenne qui définit les modalités de la réforme des retraites françaises".

Les dirigeants allemand, italien ou espagnol rencontrés récemment par le président Hollande "partagent exactementla même analyse", a-t-on fait encore valoir de source française.

La France entend ainsi obtenir gain de cause auprès de la Commission sur le dossier des retraites comme elle a fait prévaloir son point de vue sur l’exception culturelle dans les négociations de libre-échange avec lesÉtats-Unis qui avait donné lieu à une autre passe d’armes avec Bruxelles.