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Tentative d’immolation à Marseille : une enquête ouverte

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L’homme, qui venait de sortir de la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail , a utilisé un briquet et une bouteille de liquide inflammable. Il est brûlé à 60%, notamment à la tête et torse et son pronostic vital devrait rester engagé pendant plusieurs jours, a-t-on précisé de même source.

"Une enquête a été lancée par les policiers de la division Centre pour déterminer les motivations de ce geste auprès de l’organisme ainsi qu’auprès de l’environnement familial et privé de la victime", a précisé la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Joint par l’AFP, Anne Dumontel, la directrice de la Carsat Sud-Est, a expliqué que l’homme s’était rendu à l’accueil mais "semblait un peu agité". "La sécurité est allée le voir, mais il est reparti", a-t-elle détaillé. Peu après, il a sorti une bouteille en plastique contenant le liquide inflammable et commis son geste.

"Nous avons des pompiers en interne, qui l’ont pris en charge immédiatement", a-t-elle relaté. "Il était conscient" quand les marins pompiers l’ont transporté à l’hôpital.

Sur le dossier de cet homme, la directrice a expliqué qu’il s’agissait "d’un dossier de demande deretraite et d’allocation très classique". "Il n’y a pas de retard" sur son dossier, selon elle, les premiers paiements devant intervenir vers "le 9-10 juin", alors que le dossier avait été déposé en février, ce qui constitue un délai normal.

"De toute manière, il ne pouvait pas toucher ses droits avant juin", a-t-elle poursuivi, précisant que cet homme, qui touchait notamment l’allocation adulte handicapé auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) n’était "pas en rupture de ressource", même si sa situation allait bientôt changer.

"Les équipes sont sous le choc", a expliqué Mme Dumontel, qui prévoit "de mettre en place, notamment avec les autres organismes de la sécurité sociale, un réseau" de soutien de la victime.