COMPRENDRE

Comprendre l’épargne retraite

S'INFORMER
COMPARER

Transport routier : les syndicats appellentà un premier coup de semonce le 3 décembre

Transport routier : les syndicats appellentà un premier coup de semonce le 3 décembreTransport routier : les syndicats appellentà "un premier coup de semonce" le 3 décembre

Dans un communiqué commun, les fédérations transport CFDT, CGT, FO, CFTC, ainsi que le Snatt CFE-CGC, dénoncent la "smicardisation" de leur profession et enjoignent les salariés de "ne plus subir".

Alors que des négociations sur les salaires se sont ouvertes mi-octobre avec les organisations patronales, "nous revendiquons une augmentation immédiate de 5% des salaires au minimum" pour rattraper "le pouvoir d’achat perdu depuis 2009", a expliqué à l’AFP Thierry Cordier .

Selon les syndicats, le patronat propose actuellement 0,5%, "ce qui est très indécent", a relevé auprès de l’AFP Patrice Clos (FO, 3e syndicat).

L’appel à "mobiliser" porte également sur le régime de départ anticipé à la retraite.

Financé par les employeurs, les salariés et l’Etat, celui-ci est dans le rouge. Baptisé "congé de fin d’activité", il permet aux salariés du transport routier de marchandises, du déménagementet aux convoyeurs de fonds de cesser leur activité à plus de 57 ans avec 75% du salaire brut en attendant la retraite.

Pour "assurer la pérennité d’un système qui reste la seule et unique attractivité de ces métiers", les syndicats souhaitent un relèvement de 2 à 2,8% de la cotisation financée à 60% par les employeurs et 40% par les salariés.

Pour "faire entendre leur mécontentement", les cinq organisations appellent les salariés à manifester le 3 décembre devant le FONGECFA, l’organisme paritaire gérant le régime, dont le siège est situé à Montreuil,près de Paris, à l’occasion du prochain conseil d’administration du fonds.

En région, des rassemblements seront organisés devant les sièges des organisations patronales du secteur.

Les syndicats n’appellent pas à des blocages "pour le moment", a précisé M. Clos (FO). "C’est un premier appel aux salariés", s’il ne suffit pas, des actions plus fortes seront envisagées : "arrêts de véhicules, blocages de dépôts et des routes", prévient M. Cordier (CFDT).