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Vignoble, forêts, actifs complexes : des caisses de retraite gèrent mal le risque (Igas)

Vignoble, forêts, actifs complexes : des caisses de retraite gèrent mal le risque (Igas)Vignoble, forêts, actifs complexes : des caisses de retraite gèrent mal le risque (Igas)

Les inspecteurs de l’Igas ont contrôlé six organismes gérant les cotisations pour la retraite complémentaire obligatoire : salariés et cadres , agents de l’Etat et des collectivités (non fonctionnaires, Ircantec), médecins, pharmaciens, notaires et personnels navigants de l’aviation civile.

A eux six, ces organismes gèrent 110 milliards d’euros, investis sous différentes formes pour compléter la pension des retraités et faire fructifier les cotisations des actifs.

La gestion des caisses des salariés, cadres et agents non titulaires de l’Etat - soit la majorité des cotisants et retraités - est épargnée par l’essentiel des critiques des inspecteurs, à l’inverse des caisses des professions libérales (médecins, pharmaciens et notaires).

"Les caisses qui peuvent s’appuyer sur une structure solide (Agirc-Arrco ou Ircantec) ont des comportements de placements moins risqués et plus adaptés à la réalité des régimes gérés", est-il écrit.

Au sens de l’Igas, certains types d’actifs ne sont pas admissibles car trop risqués compte tenu des enjeux financiers pour les retraités et futurs retraités : investissements dans les pays émergents hors OCDE, dans les matières premières ou les quotas d’émission de gaz à effet de serre, exposition aux produits dits "dérivés" à la structure complexe...

Agirc-Arrco et Ircantec n’en détiennent aucun, mais ces "actifs non admissibles" représentent 40% du portefeuille de la caisse des médecins et 33% de celle des notaires.

L’Igas cite les exemples de l’acquisition par la caisse des pharmaciens de biens forestiers, et par la caisse des médecins d’un domaine viticole classé Saint-Emilion grand cru.