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Retraités / Cour des comptes : La proposition de retrait des avantages fiscaux accordés aux retraités fait réagir

Fiscalité : La rapport de la cour des comptes propose de réduire les avantages fiscaux accordés aux retraités. Une piste pour tenter de rétablir le déficit abyssal de l’Etat.

Ces avantages fiscaux sont de plusieurs ordres, dont notamment :

  • Abattement de 10% sur les revenus,
  • Taux de CSG de seulement 6,60% (au lieu de 7,50% pour les actifs).

Retraités / Cour des comptes : Un rapport dangereux selon la CGTRetraités / Cour des comptes : Un rapport dangereux selon la CGT

L’union confédérale des retraités de la CGT a dénoncé lundi les propositions de la Cour des comptes de retirer des avantages fiscaux à une partie des retraités, estimant que "ce rapport est dangereux".

"Une fois encore on tente d’opposer la jeunesse de notre pays aux retraités. Et pour ce faire, on rédige un rapport, via la Cour des comptes", estime la CGT retraités dans un communiqué.

"Ce rapport est dangereux, l’opposition jeunes/retraités est dangereuse", ajoute le texte, affirmant qu’il est "orienté et non objectif sur la situation des retraités en France, et particulièrement la situation des femmes retraitées ou veuves".

Estimant que les retraités "doivent se faire entendre", l’UCR-CGT appelle à une manifestation le 11 octobre partout en France et devant l’Assemblée nationale pour "exiger" des négociations sur le pouvoir d’achat des retraités,une loi sur l’autonomie et l’accès aux soins.

Le rapport de la Cour, publié jeudi dernier, préconise de récupérer 5 milliards sur les 12 consacrés aux avantages fiscaux des retraités, et notamment de supprimer l’abattement de 10% pour l’impôt sur le revenu (censé prendre en compteles frais professionnels) et d’aligner le taux de CSG de 6,6% acquitté par 49% des retraités sur celui des actifs (7,5%).

Le rapport demande aussi un relèvement des ressources accordées aux Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui finance le minimum vieillesse.

Plusieurs déclarations ministérielles ont laissé entendre qu’une plus grande imposition des retraités n’était pas un sujet tabou mais que cela concernerait en priorité les retraités aisés.